Futsal Cuesmes et Freddy Abrassart se séparent!

C’en est fini de la collaboration Santoro-Abrassart.
C’en est fini de la collaboration Santoro-Abrassart. - D.R.

Malgré l’arrêt des compétitions, ça bouge au Futsal Cuesmes. Le club vient de se séparer de son coach Freddy Abrassart. Et ce, en plein confinement, après seulement trois journées de championnat en D3 à l’Union Belge, avec un bilan d’une victoire, un nul et une défaite. « Freddy est une excellente personne, il a mis une structure en place à lui tout seul, mais il n’a pas réussi à fédérer le vestiaire », explique Thomas Santoro, joueur et président. « Beaucoup de joueurs en avaient marre de ses entraînements et du manque d’intensité. Je savais qu’il était amateur dans le coaching, mais pas à ce point-là. De plus, sa vision du jeu était trop défensive à mon goût. Je ne voulais pas le mettre dehors et je lui avais donc proposé le soutien de notre joueur expérimenté, Mike Gangaï, comme T2. Il n’a pas accepté mon offre et a préféré quitter l’aventure. Mike Gangaï va donc enfiler la casquette d’entraîneur-joueur dès la reprise. »

Du côté de Freddy Abrassart c’est la déception, mais aussi et surtout le soulagement. « En trois mois de management, c’est comme si j’avais fait deux ans », explique-t-il. « C’était un peu Koh-Lanta. J’en ressors fatigué. Pendant un mois et demi, j’ai fait les séances avec un seul et unique ballon. Pas de plots, pas de chasubles… J’ai dû créer une équipe bis pour au moins avoir dix joueurs. Sans compter les nombreux retards et les discussions. J’ai sept joueurs qui ont au moins arrêté une fois l’aventure avant de revenir. J’avais un T2 en la personne d’Oscar Dulière. Quand il a vu ça, il a fait demi-tour sans dire un mot. »

« On m’avait vendu du rêve… »

Concernant les motifs de son départ, Freddy Abrassart a la même histoire que le président-joueur, à un détail près : « A la base, je devais avoir carte blanche pour le coaching », explique-t-il. « Le but était que Thomas se concentre sur son jeu. Durant ce deuxième confinement, j’ai appris par les réseaux que deux nouveaux joueurs, dont un que j’avais écarté, rejoignait l’effectif. J’ai aussi eu ce message me disant que le club était en train de crouler et qu’il voulait me mettre Mike Gangaï en T2. J’ai essayé de joindre plusieurs fois le président, en vain. J’ai donc décidé d’arrêter les frais. On m’avait vendu du rêve… Enfin la seule chose que je vais regretter, c’est le public. D’un point de vue personnel, j’ai déjà une offre dans un autre club. »

Interrogé sur les dires du désormais ex-coach cuesmois, Thomas Santoro réplique : « Il n’a pas tort sur certains points », dit-il. « Certains joueurs ont voulu arrêter, on n’avait pas beaucoup de matos. Nous sommes un club de quartier à la base… Désormais, on a tout. J’ai une dizaine de ballons, des vareuses, et Mika a un schéma tactique en tête. Nous avons hâte de reprendre les entraînements. Nous venons de recevoir un mail de l’Union Belge parlant d’une possible reprise le 12 janvier… »

Sylvain Cotman

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