À l’arrêt, les clubs de billard sont sous pression

Le Bon Billard du Borinage est désormais à l’arrêt complet.
Le Bon Billard du Borinage est désormais à l’arrêt complet. - D.R.

Comme la majorité des sports, le billard est à l’arrêt complet depuis fin octobre et la mise en place des nouvelles mesures sanitaires afin de limiter la propagation du coronavirus. Cette période de repos forcé tombe mal, seulement quelques semaines après le début de la saison. « Les compétitions avaient repris début septembre », détaille Nicolas Lhost, secrétaire du Bon Billard du Borinage, installé à Colfontaine. « Malheureusement, tout s’est très vite arrêté, quelques semaines plus tard. Le collège communal a d’abord pris un arrêté pour fermer toutes les salles sportives de l’entité. Nous avons donc été obligés de fermer. Puis, le gouvernement a pris de nouvelles mesures. Depuis, nous sommes toujours à l’arrêt. »

Fermés, mais avec des frais fixes

Pour les clubs, qui dépendent d’un établissement horeca, la situation n’est pas trop problématique puisque les recettes du bar revenaient au café. Par contre, les matricules qui possèdent leur propre salle, vivent très mal cette suspension de la saison « Contrairement à certains clubs, nous sommes propriétaires de notre salle », poursuit Nicolas Lhost. « Même si nous sommes fermés, nous avons donc toujours des frais fixes. Heureusement, la banque devrait nous accorder le report de notre emprunt, comme lors du premier confinement. Pour l’instant, nos seules recettes sont les cotisations, mais les joueurs ne paient pas puisque les compétitions sont pour l’instant à l’arrêt. »

Dans ces conditions, le Bon Billard du Borinage espère une reprise le plus vite possible, sinon l’impact financier de la crise pourrait devenir très important. « Nous espérons une reprise dans le courant du mois de décembre. Si c’est plus tard, ce sera très compliqué de relancer les compétitions. »

Passion entre parenthèses

Nicolas Lhost et ses partenaires ne peuvent que patienter. Les joueurs qui ont un billard chez eux, vivent cependant mieux la situation. Ce n’est pas le cas de Nicolas Lhost. Mais le Colfontainois habite juste au-dessus de la salle du club. « Il me suffit de descendre huit escaliers pour me retrouver dans la salle. Je pourrais jouer en cachette, personne ne le saurait. Mais ce ne serait pas juste par rapport aux autres membres du club. Je me contente donc de passer l’aspirateur. Le secrétaire du club assure tout de même ressentir un manque, d’autant qu’il devait disputer trois finales en novembre. Mais comme lors du premier confinement, il est obligé de mettre sa passion entre parenthèses.

N.E.

L’Euro 2021 prévu en Irlande est annulé

Raphaël et ses partenaires avaient brillé à Malte en février.
Raphaël et ses partenaires avaient brillé à Malte en février. - D.R.

En février dernier, le Quaregnonnais Raphaël Curon et ses partenaires de l’équipe belge brillaient à l’Euro de billard 8 pool à Malte. Ils avaient décroché une magnifique deuxième place. Ils espéraient remettre ça en février à l’Euro 2021, organisé en Irlande. Mais en raison de la crise sanitaire, la compétition a été annulée. « C’est une petite déception, mais l’annonce n’a pas du tout été une surprise », réagit Raphaël Curon, membre du Super Ball de Quiévrain. « De toute façon, même si l’Euro avait été organisé, je n’aurais pas fait le déplacement. La compétition devait accueillir de nombreux joueurs du monde entier. Ça aurait été trop dangereux d’y participer, d’autant que deux personnes de mon entourage sont à risque. En plus, il aurait fallu jouer avec le masque et rester loin des gens en permanence. Je n’aurais pas pris beaucoup de plaisir. »

Des matches en direct sur FB

Le Quaregnonnais de 44 ans est déjà tourné vers 2022 et l’Euro organisé à Malte. En attendant, il doit prendre son mal en patience. « La situation est un peu difficile à vivre. Les compétitions, lors desquelles je retrouve mes amis, me manquent. Mais dans ces moments compliqués, on se rend compte que le plus important est la famille. Je préfère prendre soin des miens plutôt que d’aller prendre des risques pour jouer une partie de billard. » Raphaël Curon n’a plus qu’une distraction : regarder des matches en direct sur Facebook.

N.E.

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