Badminton: plus loisir que compétition à la Plume Elougeoise

Ils se retrouvent dans la salle omnisports d’Elouges.
Ils se retrouvent dans la salle omnisports d’Elouges. - D.R.

« Il était alors employé dans l’armée où il avait l’habitude de faire des interventions en hélicoptère à la mer du Nord », détaille Pierre Urbain, le trésorier de la Plume Elougeoise. « Ce sont les Anglais qui ont amené et fait découvrir le badminton à nos militaires. Richard avait du coup l’habitude d’y jouer durant les pauses. Il a pris sa pension à 52 ans. Passionné, il a fondé l’association quand il est venu s’installer à Elouges. » Le club a vécu ses premières années d’existence sans véritable nom.

Une vingtaine de membres

Ses dirigeants ont choisi de le structurer davantage en 2008 en le baptisant la Plume Elougeoise. L’association n’a jamais enregistré un nombre conséquent d’affiliés. Il a toujours tourné autour d’une vingtaine de membres. « Nous étions une douzaine de membres adultes avant le déclenchement de la deuxième vague de la crise sanitaire. Nous en comptions environ dix en jeunes. » Les joueurs de la Plume Elougeoise ont la possibilité de se réunir en temps normal les samedis en matinée dans la salle omnisports d’Elouges.

Le plaisir de se défouler anime clairement Pierre Urbain et ses comparses. « Nous comptons quelques membres qui disputent des compétitions en France, mais nous faisons avant tout partie d’un club de loisir. Nous ne sommes pas dans la dynamique d’organiser des entraînements stricts. Les enfants et les adultes viennent d’abord parce qu’ils aiment bien se dépenser, en ont besoin. Notre association peut néanmoins constituer une sorte de tremplin auprès des jeunes car elle peut les pousser à aller plus loin dans la discipline. »

Dans les écoles douroises

La crise sanitaire est plutôt mal tombée pour la Plume Elougeoise. Le comité du club avait l’intention de franchir un cap au cours de l’année 2020. Il avait notamment l’objectif de perfectionner son pôle de formation. « Nous devions lancer notre école de jeunes, réservée aux enfants de huit à douze ans, où nous avions l’espoir de réunir une vingtaine de joueurs », explique encore Pierre Urbain. « C’est Marcel De Raijmaeker, le président du centre sportif d’Elouges-Dour, qui a lancé cette idée d’accentuer la formation. Alexandre Rubens, l’un de nos affiliés adultes, va s’occuper de cette section quand nous aurons le feu vert pour rejoindre à nouveau la salle. Il fait de la compétition en France. »

Les membres de la Plume Elougeoise ont aussi le projet de promouvoir le badminton dans les écoles de la commune de Dour. Dès que ce sera possible, évidemment.

Grégory Lefrancq

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