La maman d’Olivia et Anna, tuées par leur papa, rend hommage à ses filles

La maman d’Olivia et Anna, tuées par leur papa, rend hommage à ses filles
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La reine d’Espagne en personne a exprimé « sa douleur et sa tristesse » pour la mort d’Olivia Gimeno et d’une jeune femme de 17 ans tuée par son partenaire dans le sud de l’Espagne en début de semaine. « Je ne pense pas qu’il y ait quelqu’un ce matin qui n’essaie pas de se mettre à la place des gens qui aiment ces filles assassinées », écrit-elle sur un forum de femmes.

La disparition d’Olivia, cette petite fille de six ans laisse entrevoir le pire pour sa jeune sœur, Anna (1 an). Les deux avaient disparu le 27 avril après que Tomas Gimeno (37 ans) s’était rendu au domicile de son ex-épouse, Beatriz Zimmerman. Il avait emmené Anna avant de récupérer Olivia qui était à son cours d’allemand. Il était ensuite allé avec elles dans sa propre maison située à Igueste de Candelaria. Quand la maman est arrivée plus tard dans la soirée pour les récupérer, personne n’a ouvert la porte. Répondant au téléphone, tout au long de la nuit, le père a expliqué à plusieurs reprises qu’elle ne les reverrait jamais.

Bon navigateur, Gimeno aurait pu disparaître avec leurs filles. En Afrique ou, c’était plus plausible, en Amérique du Sud. Interpol lança un avis de recherche avec la photo des fillettes et du papa. Les proches de la famille pensaient pourtant que jamais il ne toucherait à un cheveu de ses filles qu’il adorait. Des enquêteurs évoquaient pourtant le pire. C’est en analysant les fonds marins, à l’aide d’un robot, qu’ils sont tombés sur un sac de sport lesté par une ancre. L’ancre du bateau de Tomas Gimeno. Ils l’ont trouvé à mille mètres de profondeur.

Un porte-parole du juge d’instruction chargé de l’enquête judiciaire en cours a déclaré jeudi soir : « En attendant des analyses médico-légales plus concluantes, le corps pourrait presque certainement correspondre à celui d’Olivia ». Cette triste découverte a été faite à trois milles marins au large des côtes, entre le port de Güímar et de Santa Cruz de Tenerife.

Nouvelles recherches

Les recherches ont repris lundi au large des Canaries pour tenter de retrouver le corps d’une fillette après la découverte de celui de sa sœur, toutes deux tuées selon les premiers éléments de l’enquête par leur père, pour infliger une « douleur inhumaine » à leur mère.

Alors que cette affaire a semé l’effroi dans le pays, des centaines de personnes ont répondu lundi à l’appel à observer une minute de silence devant les mairies. « Tout l’Espagne est sous le choc », avait dit vendredi le Premier ministre Pedro Sanchez.

À quai depuis samedi en raison d’une avarie, un navire est reparti en mer au large de l’île de Tenerife lundi à la mi-journée pour tenter de retrouver le corps d’Anna, un an, et de son père Tomas Gimeno.

L’hommage de la maman à ses filles

Dans une lettre ouverte, Beatriz Zimmerman a rendu hommages à ses deux filles, ses « petits anges ».

« Ce sont maintenant deux anges qui sont venus au monde pour donner une grande leçon au prix de leur propre vie. En tant que mère, cela me fait mal à l’âme de ne pas avoir pu leur sauver la vie », écrit la maman, brisée.

Elle ajoute : « J’aurais aimé être là à ce moment-là avec eux, leur tenant la main et mourant ensemble. Mais cela ne pouvait pas arriver parce que Tomas voulait que je souffre en les cherchant sans repos et pour le reste de ma vie. C’est la raison pour laquelle il m’a laissé en vie ».

Beatriz explique avoir accepté le décès d’Anna. Elle qualifie le geste de Tomas d’« acte le plus monstrueux qu’une personne puisse commettre ».

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