Carine Gilsoul conteste l’intention de tuer son compagnon, Patrick Vos

Carine Gilsoul conteste l’intention de tuer son compagnon, Patrick Vos
D.R.

Les faits se sont déroulés le 7 octobre 2018 vers 13h15 dans un appartement de la rue Ferrer, à Seraing. Carine Gilsoul est accusée d’avoir planté un couteau dans le cou de Patrick Vos, 53 ans, lors d’une dispute. L’homme avait été découvert gisant dans une mare de sang, un couteau planté au côté droit du cou. Son décès était survenu en raison de la section de l’artère carotide droite.

Le procès a débuté par la lecture de l’acte d’accusation par la substitute Christine Pevée. Le ministère public a détaillé les circonstances des faits reprochés à l’accusée et les différents devoirs d’enquête.

L’accusée avait d’abord affirmé qu’elle avait quitté durant quelques minutes l’appartement qu’elle occupait pour se rendre aux toilettes sur un palier inférieur. Elle disait avoir découvert Patrick Vos mort à son retour. Elle affirmait aussi avoir, dans un geste d’urgence, empoigné le couteau pour tenter de le retirer de la plaie. Carine Gilsoul prétendait ne pas avoir assisté à la scène.

La quinquagénaire avait ensuite avoué son implication et précisé les circonstances des faits, affirmant s’être défendue au cours d’une dispute violente.

Ils vivaient comme SDF

Patrick Vos et Carine Gilsoul vivaient comme des SDF et étaient connus pour leurs disputes fréquentes. Patrick Vos se serait montré jaloux et violent sous l’influence de l’alcool. Carine Gilsoul avait déclaré qu’elle avait été insultée puis frappée par Patrick Vos, qui se serait ensuite emparé d’un couteau pour la menacer de mort. Elle se serait alors emparée de l’arme pour la retourner contre son agresseur.

À l’issue de la lecture de l’acte d’accusation, les avocats de la défense, Me Nathan Mallants et Me Adrien Croisier ont présenté les grandes lignes de leur stratégie de défense. Ils ont plaidé la légitime défense, la contrainte irrésistible, le caractère non intentionnel de l’homicide et l’excuse de provocation. Les avocats pourraient réclamer l’acquittement de Carine Gilsoul.

Elle conteste l’intention de tuer Patrick Vos

Carine Gilsoul (54 ans) a reconnu devant la cour d’assises de Liège, qu’elle était bien l’auteur du coup de couteau qui a tué Patrick Vos. L’accusée a soutenu qu’elle n’avait pas l’intention de le tuer. Elle a aussi affirmé qu’elle s’était défendue d’une agression mais qu’elle ne se souvient pas de l’instant où elle a porté le coup de couteau.

Les faits reprochés à l’accusée s’étaient déroulés le 7 octobre 2018 vers 13h15 dans un appartement de la rue Ferrer à Seraing. Carine Gilsoul avait planté un couteau dans le cou de Patrick Vos (53 ans).

L’accusé a résumé les différentes étapes de sa vie lors de son interrogatoire par la présidente Annick Jackers. Elle a exposé qu’elle n’a jamais eu d’affection de sa mère durant son enfance et qu’elle a été victime de faits de viols de la part de son père, entre ses 12 ans et ses 18 ans. Cependant, elle n’aurait dénoncé ces faits à personne dans sa famille.

Carine Gilsoul a expliqué que c’est elle qui élevait ses frères et sœurs, alors que ses parents fréquentaient les cafés. Peu après 18 ans, elle a quitté le foyer familial pour s’installer avec un homme un peu plus âgé qu’elle. «J’ai commencé à boire parce que j’avais un mal-être», a-t-elle indiqué.

Carine Gilsoul a donné naissance à trois enfants. Pour attirer l’attention de son mari alors qu’elle se sentait délaissée, elle avait inventé une histoire de viol. Carine Gilsoul a effectué une formation d’aide-soignante et a travaillé dans une maison de repos. Elle a été licenciée en 2008 en raison d’un problème d’alcoolisme.

L’accusée a ensuite quitté son mari. Elle est devenue SDF en 2015 et a fait la connaissance de Patrick Vos à Seraing. Entre 2016 et 2018, elle a été contrôlée à de nombreuses reprises en état d’ivresse par la police de Seraing. A l’époque des faits, Patrick Vos et Carine Gilsoul bénéficiaient d’un appartement à Seraing. Ils passaient l’essentiel de leurs journées sur la place de Seraing à boire des bières.

Selon Carine Gilsoul, Patrick Vos avait affiché une attitude plus nerveuse à son égard dès la veille des faits. Le matin du 7 octobre 2018, ils avaient bu sur la place de Seraing avant de décider de rentrer à leur appartement.

«Il s’est assis. Puis, il s’est énervé d’un coup, sans raison. Il m’a insultée, puis il m’a donné un coup de pied et une gifle. Il n’y a pas eu d’élément déclencheur. Il n’était plus le même homme. Son regard était noir et il bavait. Il a pris un couteau sur l’évier et il a menacé de me «planter». J’ai eu peur et j’ai voulu partir, mais il m’a retournée le dos contre le mur», a détaillé l’accusée.

Carine Gilsoul affirme qu’elle s’est défendue, tout en soutenant qu’elle ne se souvient plus du coup de couteau qu’elle a porté à Patrick Vos. «Il me tenait par le poignet et avait beaucoup de force. Il était comme un ours. Je me suis défendue. Je ne sais pas comment le couteau est passé de sa main à la mienne. Mais je me vois avec ce couteau en main et je tente ensuite de le retirer de son cou. Je ne sais pas comment cela s’est produit, car j’ai un trou noir», a indiqué l’accusée.

Carine Gilsoul a soutenu qu’elle était régulièrement frappée par Patrick Vos, même si elle ne déposait pas plainte par peur de représailles. L’accusée affirme qu’elle était soumise et menacée. Elle a reconnu avoir tué Patrick Vos. «Je n’avais pas l’intention de le tuer. Le blesser, oui. Mais je ne sais pas ce qui s’est passé», a-t-elle ajouté.

Les différents experts seront entendus mardi.

Carine Gilsoul, une Sérésienne âgée de 54 ans, est accusée du meurtre de Patrick Vos

Les faits reprochés à l’accusée s’étaient déroulés le 7 octobre 2018 vers 13h15 dans un appartement de la rue Ferrer à Seraing. Carine Gilsoul avait planté un couteau dans le cou de Patrick Vos (53 ans). La scène s’était déroulée lors d’une dispute entre les deux membres du couple.

Carine Gilsoul avait annoncé à d’autres habitants de son immeuble que son compagnon, Patrick Vos, avait été tué d’un coup de couteau. L’homme avait été découvert gisant dans une mare de sang, un couteau planté dans le côté droit de son cou.

L’accusée avait d’abord affirmé qu’elle avait quitté durant quelques minutes l’appartement qu’elle occupait pour se rendre aux toilettes sur un palier inférieur. Elle disait avoir découvert Patrick Vos mort à son retour. Elle affirmait aussi avoir, dans un geste d’urgence, empoigné le couteau pour tenter de le retirer de la plaie. Carine Gilsoul prétendait ne pas avoir assisté à la scène.

Confrontée à un juge d’instruction, elle avait ensuite fait des aveux sur les circonstances de la scène et sur son implication. Elle avait révélé qu’elle avait été opposée à Patrick Vos dans une dispute violente et qu’elle s’était défendue.

Patrick Vos et Carine Gilsoul vivaient comme des SDF, occupant leur appartement depuis deux mois seulement. Ils passaient leurs journées sur la place de Seraing à boire des bières et à fumer du cannabis. Les deux protagonistes étaient connus pour leurs disputes fréquentes. Patrick Vos se serait montré jaloux et violent lorsqu’il était sous influence d’alcool.

Le jour des faits, Carine Gilsoul se trouvait en état d’imprégnation alcoolique. Patrick Vos présentait une alcoolémie supérieure à 3 grammes d’alcool par litre de sang. Carine Gilsoul a exposé qu’elle avait été insultée puis frappée par Patrick Vos, qui se serait ensuite emparé d’un couteau pour la menacer de mort. Elle se serait emparée de ce couteau pour le retourner contre Patrick Vos et se défendre.

Carine Gilsoul est accusée du meurtre de Patrick Vos. Elle sera défendue par Me Nathan Mallants et Me Adrien Croisier. Le substitut Christine Pevée occupera la place du ministère public. Les intérêts de la partie civile seront défendus par Me Edith Hubrechts.

Le procès dirigé par Annick Jackers devrait durer cinq jours. Il débutera mercredi à 14h00 par la séance de constitution du jury. Les débats au fond débuteront le lundi 21 juin à 09h00.

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