France: fin du masque à l’école primaire dans les départements les moins touchés

France: fin du masque à l’école primaire dans les départements les moins touchés
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«A partir du lundi 4 octobre, dans les départements où le taux d’incidence se stabilise au-dessous du seuil de 50 pour 100.000 habitants, le protocole scolaire passera en niveau 1, ce qui signifie essentiellement que l’obligation du port du masque à l’école primaire sera levée», a indiqué Gabriel Attal à l’issue du Conseil des ministres, précédé dans la matinée d’un Conseil de défense sanitaire.

Mardi, 41 départements sur 101 se situaient sous ce seuil d’alerte, alors que la décrue de l’épidémie «se confirme jour après jour» même si «la prudence s’impose», s’est félicité le porte-parole du gouvernement, qui a insisté sur des «mesures positives». «Le port du masque, notamment pour les plus jeunes enfants, est loin d’être anodin», a-t-il insisté.

«Prudence» des syndicats face aux contaminations

Pour certains syndicats du primaire, la levée partielle de cette obligation semble précipitée.

«Le masque dans le premier degré, pour des élèves qui ne sont pas vaccinés, est le seul geste barrière que nous avons. Donc envisager son abandon peut paraître imprudent, dans la mesure où le taux d’incidence chez les petits de cet âge est le plus élevé», a réagi Guislaine David, secrétaire générale du Snuipp, premier syndicat du primaire.

«On constate que le taux de contamination dans les écoles est deux fois plus élevé qu’en septembre 2020, donc méfiance», a-t-elle souligné.

Stéphane Crochet, secrétaire général du SE-Unsa, a plaidé pour «la prudence»: «Nous ne sommes pas tout à fait rassurés sur cette mesure», a-t-il dit. «Et qu’en est-il des enseignants ? Pourront-ils aussi enlever leurs masques devant leurs élèves en maternelle et en élémentaire ?», s’est-il interrogé.

Pour les personnels du primaire dans ces mêmes départements, «les autorités sanitaires vont se prononcer très prochainement sur la possibilité de lever l’obligation du port du masque en intérieur», a-t-on indiqué au ministère de l’Éducation.

Quant aux personnels, aux collégiens et aux lycéens, les règles du port du masque en intérieur «sont inchangées».

Une reprise «très probable» de l’épidémie

Par ailleurs, les jauges s’appliquant dans certains établissements recevant du public seront levées dans ces mêmes départements, a précisé le porte-parole du gouvernement. Cela concerne essentiellement le secteur culturel, notamment «les salles de concert debout ainsi que les discothèques».

Pour autant, le pass sanitaire est maintenu pour l’instant dans tous les départements français, a-t-il ajouté.

Selon les chiffres publiés mardi par Santé Public France, la pression sur l’hôpital continue de baisser, avec 8.594 personnes hospitalisées pour le Covid-19, soit près d’un quart en moins depuis début septembre.

La France a enregistré depuis le début de l’épidémie 116.251 décès, dont 89.436 à l’hôpital, et 153 au cours des dernières 24 heures.

Ces «bonnes nouvelles, nous les devons essentiellement à l’avancée considérable de la couverture vaccinale. La campagne de vaccination est une réussite française, nous avons franchi en fin de semaine dernière le cap des 50 millions de Français vaccinés», a rappelé M. Attal.

Mais un redémarrage rapide de l’épidémie dans les semaines qui viennent est «très probable», a estimé Arnaud Fontanet, professeur à l’Institut Pasteur et membre du Conseil scientifique, dans Le Parisien. «On s’attend à un redémarrage de l’épidémie à l’automne. D’abord parce que les conditions climatiques s’y prêteront, mais aussi parce qu’il reste un réservoir de non-vaccinés assez nombreux pour occasionner une poussée épidémique et mettre en tension l’hôpital», précise-t-il.

M. Fontanet préconise le recours au pass sanitaire, le port du masque en milieu clos et davantage de dépistage en milieu scolaire.

Selon un avis du Conseil scientifique du 13 septembre, le dépistage du Covid-19 devrait être systématique et hebdomadaire à l’école primaire et conduire à n’isoler que les cas positifs au collège et au lycée.

Un dépistage systématique qui «n’a pas que des avantages», a déclaré mardi le ministre de l’Éducation Jean-Michel Blanquer devant une commission de l’Assemblée nationale, soulignant que cela peut être «anxiogène» et «compliqué».

Actuellement, le protocole retenu par le ministère prévoit qu’un cas de Covid dans une classe en primaire entraîne une fermeture.

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