Ouvrir mon quotidien: produire un seul jeans consomme 10.000 l d’eau!

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L’industrie textile, une source de pollution.
L’industrie textile, une source de pollution. - PhN.

Tous les jours, on produit des tonnes et des tonnes de vêtements neufs. Chaque seconde, 73 jeans sont vendus dans le monde. Produire des T-shirt, des pulls ou des pantalons, ça pollue énormément. En partie parce que la mode consomme beaucoup d’eau. Il faut jusqu’à 10.000 litres d’eau rien que pour produire un seul jeans. Ça correspond à la quantité d’eau utilisée pour 100 douches, ou encore l’eau potable nécessaire à une personne pour vivre pendant neuf ans. Si on a besoin d’autant d’eau, c’est parce que les jeans sont faits à partir de coton, une plante très fragile qui a besoin d’être beaucoup arrosée pour pousser.

Polluant, le synthétique

Mais il y a pire que le coton. Une grande partie des vêtements produits aujourd’hui contiennent des matières synthétiques, donc pas naturelles. Sur les étiquettes des vêtements, elles s’appellent « acrylique » ou « polyester ». Pour produire ces matières, on a besoin de pétrole. À chaque lavage, des particules microscopiques de plastique s’échappent des vêtements, se retrouvent dans les eaux usées et finissent dans les mers et les océans. Ces petites particules sont mangées par les poissons et vont perturber les fonds marins.

Tu as peut-être déjà entendu dire que la mode est la deuxième industrie la plus polluante au monde. C’est une fake news ! C’est Vanessa Friedman, une journaliste américaine qui a mené l’enquête. Elle s’est rendu compte qu’on n’avait jamais su prouver ce classement. Tout le monde le dit, mais personne ne sait trop d’où ce chiffre vient. Comme la mode est une gigantesque industrie, avec des chaînes de production un peu partout dans le monde, c’est difficile de dire précisément que la mode est plus polluante que l’industrie de l’automobile ou de l’alimentation par exemple.

Ce qui est sûr, par contre, c’est qu’acheter en seconde main, c’est toujours une bonne idée. Un vêtement qui a une seconde vie, c’est un vêtement neuf qui ne doit pas être produit.

La mode des ados: «Ils savent ce qu’ils veulent porter»

La mode des ados: «Ils savent ce qu’ils veulent porter»

Fini de laisser papa ou maman choisir nos vêtements tout seul(e) dans son coin. En général, passés 10-11 ans, on aime bien faire les magasins et choisir les pièces qui occuperont les placards… « On le voit souvent avec nos clientes, qui viennent faire du repérage mais nous disent qu’elles reviendront avec leur enfant car elles ne peuvent plus acheter sans lui », sourit Laura Branle, qui tient le magasin Rock’n Chic à Bastogne, spécialisé dans la mode enfants et ados.

Pour s’habiller, quand on est ado, il y a deux écoles : celle des vêtements pas chers, des grandes enseignes comme H&M ou Primark pour ne citer qu’elles, qu’on peut donc accumuler plus facilement et qui suivent les tendances fortes de la saison, et celle des vêtements plus durables, qui tiennent mieux dans le temps et au fil des lavages, issus de marques un peu plus pointues qu’on pourra revendre après, sur Vinted par exemple, pour un meilleur prix. L’idéal étant de mixer les deux, pour avoir quelques pièces fortes dans son dressing qu’on complète par des basics un peu moins chers histoire de ne pas exploser le budget de la famille. Car si les jeunes ados avaient tendance par le passé à exhiber leurs marques, ce n’est plus vraiment le cas. Ce qui permet donc de suivre la tendance plus facilement et à moindre coût...

« Le budget peut aller de 150 € pour un sweat, une chemise, un pantalon et une paire de baskets. Mais tout dépend évidemment des marques que l’adolescent va choisir. D’ailleurs on pourrait croire que ce sont les parents qui doivent freiner les envies des ados, mais je constate plutôt qu’ils sont très raisonnables et qu’ils disent même parfois à leurs parents de ne pas acheter telle ou telle pièce car ils en ont déjà une similaire ou qu’ils n’en ont pas besoin... »

« Les parents font aussi attention à la qualité et à la durabilité des vêtements », ajoute Laura, elle-même maman de deux filles de 6 et 8 ans. « Je pense qu’ils préfèrent payer un peu plus mais avoir des pièces qui ne bougent pas au fil des lavages, qui ne perdent pas leurs couleurs, qu’ils peuvent aussi remettre à un autre enfant plus jeune de la fratrie. En Belgique, les saisons sont marquées donc une paire de chaussures d’hiver ou un bon manteau doit pouvoir faire toute la saison, plutôt que de devoir en acheter plusieurs pas chers mais qui s’abîment après quelques semaines. »

Certaines tendances perdurent : la basket reste la star aux pieds tant des filles que des garçons. Pour l’hiver, on la trouve en cuir, en couleurs foncées, et fourrées pour encore plus de confort et de chaleur, et avec une semelle plus marquée chez les filles pour gagner quelques centimètres. Chez les filles, les boots à lacets et les bottines ont aussi toujours la cote. Et chez les garçons, le style Timberland et Dr Martens revient aussi très fort.

Laurence Piret

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