Un mandat d’arrêt demandé contre l’auteur présumé des deux incendies à Verviers

Deux incendies volontaires à 200 mètres l’un de l’autre.
Deux incendies volontaires à 200 mètres l’un de l’autre. - V.M./ D.R.

Un trentenaire, né en 1987, a été privé de liberté à la suite de deux incendies volontaires commis dans le centre de Verviers, comme nous vous le révélions en exclusivité ce lundi soir.

C’est d’abord dans une poubelle devant la façade de la pizzeria Grano Pizza de la place du Martyr, qu’il a bouté le feu. Celui-ci s’est rapidement propagé au bardage du commerce avant d’être éteint par les pompiers. Le second incendie, toujours volontaire, a été constaté quelques minutes plus tard, à 200 mètres de là, sur le quai des Récollets. Cette fois, c’est dans une habitation qu’on a bouté le feu alors que des personnes dormaient aux étages supérieurs du bâtiment. Trois personnes, légèrement intoxiquées, ont été sauvées par les pompiers.

« Au vu des indices récoltés le suspect, déjà connu des services de police, a été interpellé puis privé de liberté. Le dossier a été mis à l’instruction avec une demande de mandat d’arrêt », indique le magistrat de garde au parquet de Liège, division Verviers.

Une personne interpellée pour deux incendies provoqués la même nuit à Verviers

Deux incendies volontaires à 200 mètres l’un de l’autre.
Deux incendies volontaires à 200 mètres l’un de l’autre. - V.M./ D.R.

Deux incendies la même nuit, à quelques minutes d’intervalle et à seulement 200 mètres de distance… La coïncidence a vite fait tiquer les policiers de la zone Vesdre, à juste titre puisque l’on apprend ce lundi, en fin de journée, qu’un suspect est en train d’être auditionné à ce sujet.

Le feu aurait pu très vite se propager sans l’intervention des pompiers chez Grano Pizza.

Le premier incendie s’est déclaré devant chez Grano Pizza, sur la place du Martyr. Un coup dur pour le propriétaire de la pizzeria qui avait déjà dû se relever des dommages causés par les inondations.

« On a une caméra. On voit une personne qui vient volontairement mettre le feu à nos déchets qui se trouvaient dans le conteneur à l’extérieur » rapporte Nameer Laghzaoui, le patron de l’enseigne. Le feu s’est propagé à la façade en bois de Grano Pizza. « Heureusement que les pompiers sont venus vite éteindre. C’est un acte très dangereux. Si personne n’avait vu ce qu’il se passait de suite, on aurait pu perdre une nouvelle fois notre commerce ou pire », tremble le restaurateur en pensant aux personnes qui habitent aux étages du bâtiment ainsi qu’aux voisins. « Je préfère que l’on casse la vitre pour voler à l’intérieur plutôt que ça. C’est tellement dangereux ! »

Quand nous l’avons contacté, Nameer Laghzaoui espérait qu’on puisse vite attraper l’auteur de cet acte malveillant. Il ne croyait pas si bien dire…

Bardage calciné, vitrine éclatée… le patron espère aussi que son assurance couvrira les dégâts et ne le mettra pas dehors. Heureusement, l’incendie n’a pas pu se propager. Et heureusement encore que les pompiers se trouvaient sur place quand on leur a annoncé un incendie sur le quai des Récollets, à peine à 200 mètres de là. Les conséquences auraient pu être bien plus graves s’ils avaient dû venir depuis la caserne, auraient-ils même laissé entendre sur place.

L’incendie s’est déclaré dans l’appartement du rez-de-chaussée.

Trois personnes intoxiquées

« Quand on arrive sur place, l’incendie au niveau du rez-de-chaussée est pleinement développé. Il y avait deux personnes au deuxième étage et une au troisième » indique le major Fred Vaassen, de la zone de secours Vesdre, Hoëgne et Plateau. « On a pu les évacuer par la cage d’escalier commune. » Le feu a pris dans l’appartement du rez-de-chaussée, en pleine nuit donc, alors que personne ne s’y trouvait. Au total, ce sont 18 pompiers qui sont intervenus sur place.

Les trois personnes qui se trouvaient aux étages supérieurs de l’immeuble ont été légèrement intoxiquées par les fumées. Mais rien de grave, nous rassure le major.

Malgré tout elles ne devraient pas réintégrer leur appartement de sitôt. Des scellés de police interdisent l’accès au bâtiment dont le rez-de-chaussée est entièrement calciné. « Une enquête est en cours », indique-t-on sobrement à la zone de police Vesdre. Le laboratoire de la police scientifique est également descendu sur place. Si on ne sait pas encore pour quelles raisons on a mis le feu à ces deux bâtiments ni si l’auteur des faits est bien la personne interpellée, le lien entre les deux sinistres ne fait pas l’ombre d’un doute pour les policiers.

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