Guerre en Ukraine: retrouvez les informations de ce jeudi

Guerre en Ukraine: retrouvez les informations de ce jeudi
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Retrouvez ci-dessous les informations de ce jeudi sur la guerre en Ukraine :

23h59 > L’ONU s’attend à 10 millions de réfugiés supplémentaires

L’ONU a déclaré s’attendre à ce que l’invasion russe de l’Ukraine entraîne l’exode de jusqu’à 10 millions de réfugiés supplémentaires fuyant les combats.

Parmi ceux-ci, quelque 4 millions pourraient se déplacer vers les pays voisins, selon les estimations des Nations Unies.

Environ un million de personnes ont déjà fui l’Ukraine, selon le Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés, Filippo Grandi. Les données officielles témoignent de 575.000 réfugiés ukrainiens entrés en Pologne, tandis que l’Allemagne a enregistré jusqu’à présent 5.000 arrivées, selon le ministère de l’Intérieur.

23h51 > Les Etats-Unis accordent une «protection temporaire» aux Ukrainiens présents sur leur sol

Après l’Union européenne, Washington a accordé jeudi aux Ukrainiens présents aux Etats-Unis un statut dit de «protection temporaire», qui empêche leur expulsion et leur donne le droit de travailler.

«Nous allons continuer d’apporter notre aide et notre protection aux Ukrainiens des Etats-Unis», a déclaré le ministre de la Sécurité intérieure Alejandro Mayorkas dans un communiqué, en citant «la guerre et la violence insensée» en cours dans leur pays.

23h28 > Les Tchèques autorisés à se battre pour l’Ukraine

Les Tchèques qui voudraient rejoindre l’Ukraine pour participer à la lutte contre l’invasion russe n’encourront aucune sanction, ont décidé jeudi soir les dirigeants tchèques.

« Nous pouvons garantir l’immunité au moyen d’une grâce présidentielle », a indiqué à la presse le Premier ministre Petr Fiala après une rencontre avec le président Milos Zeman.

La loi punit de peines allant jusqu’à cinq ans de prison les Tchèques qui combattraient dans les rangs d’une armée étrangère. Ils doivent le cas échéant demander une autorisation spéciale au président.

Quelque 300 demandes en ce sens auraient déjà été déposées, et une centaine auprès du ministère de la Défense.

L’Ukraine a lancé dimanche un appel aux étrangers pour qu’ils l’aident à repousser l’invasion russe lancée le 24 février.

23h06 > Johnson et Bolsonaro appellent à un cessez-le-feu en Ukraine

Le Premier ministre britannique Boris Johnson et le président brésilien Jair Bolsonaro ont appelé à un cessez-le-feu en Ukraine, a rapporté jeudi un porte-parole de Boris Johnson à l’issue d’une conversation entre les deux dirigeants sur l’invasion du pays par la Russie.

« Le Premier ministre s’est entretenu ce soir avec le président brésilien Jair Bolsonaro de la situation en Ukraine », a indiqué ce porte-parole. « Les dirigeants ont convenu de la nécessité d’un cessez-le-feu urgent en Ukraine et ont déclaré que la paix devait prévaloir », a-t-il ajouté.

Le président brésilien a jusqu’à présent évité de critiquer la Russie pour son invasion de l’Ukraine. Jeudi dernier, il a désavoué le vice-président Hamilton Mourao qui avait déclaré que « le Brésil n’est pas d’accord avec une invasion du territoire ukrainien ». Le chef d’Etat d’extrême droite a déclaré dimanche que son pays « va continuer dans la neutralité » et ne va pas « prendre parti ».

Lors de leur conversation jeudi, Boris Johnson a souligné que « le Brésil a été un allié vital dans la Seconde Guerre mondiale, et sa voix a été à nouveau cruciale en cette période de crise ». « Ensemble, le Royaume-Uni et le Brésil devaient appeler à la fin des violences, a ajouté le Premier ministre », a rapporté son porte-parole.

22h43 > L’agence S&P abaisse la note de la Russie après l’invasion de l’Ukraine

L’agence de notation financière S&P Global Ratings a abaissé jeudi la note accordée à la la Russie à « CCC- » et prévenu qu’elle pourrait la dégrader encore dans la mesure où les sanctions imposées au pays accroissent le risque de non-remboursement de sa dette.

« Le conflit militaire entre la Russie et l’Ukraine a déclenché une nouvelle série de sanctions gouvernementales de la part des pays du G7, notamment celles visant les réserves de change de la Banque centrale de Russie », qui étaient jusqu’à présent un atout dans la solidité financière du pays, a justifié l’agence dans un communiqué.

22h37 > Des élus du Congrès américain exhortent Biden à interdire l’achat de pétrole russe

De nombreux élus du Congrès américain ont exhorté, jeudi, Joe Biden à interdire l’importation par les États-Unis de pétrole russe en riposte à l’invasion de l’Ukraine, ce que la Maison Blanche s’est pour l’instant refusée à faire.

« Les États-Unis ne devraient pas subventionner la guerre de Vladimir Poutine en Ukraine en achetant et en important du pétrole » russe, a plaidé la sénatrice de Virgine-Occidentale Shelley Moore Capito.

Elle fait partie d’un groupe de sénateurs, républicains comme démocrates, qui ont présenté dans l’après-midi un projet de loi qui vise à interdire ces importations. Nombre d’entre eux représentent des États américains connus pour leur production de pétrole.

Joe Biden a indiqué mercredi que « rien n’était exclu » sur la possibilité d’arrêter ces importations. Mais la Maison Blanche a dans le même temps mis en garde contre les risques liés à une telle décision, comme la flambée du cours de l’or noir, qui pourrait selon elle pénaliser les consommateurs américains.

« Notre objectif ici est que chaque étape (dans la riposte) que nous prenons ait un impact maximal sur le président Poutine et des conséquences minimales sur le peuple américain », a indiqué jeudi sa porte-parole, Jen Psaki.

Le groupe d’élus du Congrès a toutefois reçu le soutien de la puissante présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi.

« Je suis tout à fait d’accord, interdisez ça », a-t-elle déclaré lors d’une conférence de presse jeudi matin.

Il s’agirait d’une sanction certes symboliquement forte mais a priori sans conséquences insurmontables pour les États-Unis, eux-mêmes gros producteurs de pétrole et qui ne comptent pas beaucoup sur la Russie en la matière.

Même en l’absence pour l’instant d’un barrage de sanctions sur les hydrocarbures russes, l’invasion de l’Ukraine par la Russie a déjà poussé les cours du pétrole au plus haut depuis plus d’une décennie, tandis que le gaz atteint de nouveaux records.

22h33 > Cent-cinquante radios européennes vont diffuser simultanément « Give Peace a Chance »

Quelque 150 chaînes de radio publiques en Europe diffuseront vendredi à 07H45 GMT le morceau « Give Peace a Chance » (« Donnons une chance à la paix ») contre la guerre en Ukraine, a annoncé jeudi l’Union européenne de radiodiffusion (UER).

Ce fameux morceau, écrit par John Lennon, pourra être entendu dans plus de 25 pays, dont l’Ukraine, et des radios privées européennes se joindront également à cette initiative, a précisé l’UER.

« Les horreurs de la guerre contre l’Ukraine sont chaque jour plus évidentes. Notre solidarité, notre humanité et notre soutien sont nécessaires », a déclaré Patricia Schlesinger, directrice de la radio régionale berlinoise RBB, à l’origine du projet.

Le président russe Vladimir Poutine a ordonné l’entrée de ses forces armées en Ukraine le 24 février, qui y mènent depuis une vaste offensive.

« Il est extrêmement important qu’aujourd’hui l’Europe soit unie autour de l’Ukraine », a déclaré le producteur exécutif de la radio ukrainienne Channel One, Yurii Tabachenko.

22h12 > Vilnius baptise « rue des Héros ukrainiens » la voie vers l’ambassade de Russie

Le maire de Vilnius a annoncé jeudi que la ville nommerait « rue des Héros ukrainiens » une petite voie qui conduit à l’ambassade de Russie dans la capitale lituanienne.

Cette décision survient alors que l’opération militaire russe contre l’Ukraine entre dans sa deuxième semaine.

Taxant le président russe Vladimir Poutine de « nazi », le maire de Vilnius Remigijus Simasius a expliqué qu’il voulait lui communiquer « que les Ukrainiens existent réellement et que leur société compte d’authentiques héros ».

La plaque avec le nom de la rue sur le mur de la mission « rappellera à Poutine que La Haye l’attend », a-t-il ajouté, en référence à la Cour pénale internationale qui juge les personnes accusées de crimes de guerre, de crimes contre l’humanité et de génocide.

La Cour a déjà lancé une enquête sur d’éventuels crimes de guerre en Ukraine. La justice lituanienne a lancé sa propre enquête en la matière et la Pologne en projette une.

L’adresse actuelle de l’ambassade la place dans la rue Lettone voisine. Le nom de cette dernière ne changera pas, mais la petite ruelle conduisant directement vers la mission diplomatique évoquera désormais les combattants ukrainiens.

Le maire a précisé que le conseil municipal adopterait cette décision la semaine prochaine.

Ce n’est pas la première fois que Vilnius adresse ce genre de pique à la Russie. En 2018, une place devant l’ambassade a reçu le nom de Boris Nemtsov, un opposant russe assassiné par des inconnus.

Tant la Lituanie que ses voisins baltes, estonien et letton, jadis occupés par l’URSS et aujourd’hui membres de l’UE et de l’Otan, craignent la politique russe actuelle.

21h45 > Des combats ont lieu à Enerhodar pour le contrôle de la plus grande centrale nucléaire d’Europe

La bataille pour le contrôle de la plus grande centrale nucléaire d’Europe a lieu à Enerhodar. Les forces russes ont intensifié leurs efforts pour s’emparer du site situé dans le sud de l’Ukraine.

Le maire d’Enerhodar, Dmytro Orlov, a demandé aux habitants à ne pas quitter leur domicile en précisant qu’un important convoi russe approchait de la ville. La situation est alarmante selon les autorités étant donné que la centrale produit près d’un quart de l’électricité du pays.

Selon un porte-parole ukrainien, les actions de Poutine « pourraient conduire à une autre catastrophe nucléaire, affectant le monde entier ». « La ville d’Enerhodar, qui abrite la plus grande centrale nucléaire d’Europe, se prépare à une bataille avec les envahisseurs. Si les obus frappent près de la centrale nucléaire, ils endommageront les transformateurs, les turbines et d’autres équipements qui assurent la sécurité de la centrale. Pour éviter que cela ne se produise, l’entrée d’Enerhodar est gardée par les courageux travailleurs de la centrale et les militaires. »

Plus tôt dans la journée, des images partagées sur les réseaux sociaux montraient des Ukrainiens formant une barricade humaine devant la centrale nucléaire pour empêcher les troupes russes de s’en emparer.

21h40 > Le prince héritier saoudien propose sa médiation à Poutine

Le prince héritier d’Arabie saoudite Mohammed ben Salmane a proposé lors d’un entretien téléphonique avec le président russe Vladimir Poutine sa médiation pour mettre fin à la guerre en Ukraine, a rapporté jeudi l’agence de presse officielle saoudienne (SPA).

Une semaine après le début de l’invasion russe de l’Ukraine, le dirigeant de facto de la monarchie du Golfe a appelé à trouver une « solution politique » au conflit.

Le royaume est « prêt à faire l’effort pour faciliter une médiation entre les deux parties », a-t-il déclaré selon SPA.

Les pays arabes du Golfe, dont l’Arabie saoudite, premier exportateur mondial de pétrole, se sont pour la plupart abstenus de critiquer la Russie, avec laquelle ils approfondissent leurs liens.

Mercredi ils ont toutefois voté en faveur d’une résolution de l’Assemblée générale des Nations unies qui « exige » que Moscou se retire « immédiatement » de l’Ukraine.

Lors de son entretien téléphonique avec M. Poutine, Mohammed ben Salmane a par ailleurs répété que Ryad souhaitait « maintenir l’équilibre et la stabilité du marché du pétrole », alors que l’Organisation des pays exportateurs de pétrole et ses alliés (OPEP+), dont font partie les Saoudiens et les Russes, ne souhaitent pas augmenter rapidement sa production.

L’offensive russe a provoqué une envolée des prix des matières premières.

Jeudi matin le baril de WTI américain a dépassé les 115 dollars, du jamais-vu depuis 2008, alors que le baril de Brent a frôlé les 120 dollars. En fin de journée, les prix du pétrole et du gaz connaissaient toutefois une accalmie.

20h23 > Presque toutes des troupes russes à la frontière sont en Ukraine, selon le Pentagone

Selon les estimations d’un fonctionnaire haut gradé de la Défense américaine, 90 % des troupes russes précédemment rassemblées à la frontière avec l’Ukraine sont désormais entrées dans le pays, a-t-on appris jeudi. Le fait que de nouvelles unités pénètrent chaque jour dans le pays n’indique en aucun cas « que leur force de combat en Ukraine est tellement affaiblie qu’ils se sentent épuisés ». La Russie disposerait encore d’immenses ressources militaires, selon cette source.

Les troupes qui progressent ne sont, en outre, pas des réserves, précise-t-on. Rien n’indique non plus pour l’instant que Moscou envoie des ressources militaires supplémentaires en Ukraine.

La Russie a rassemblé pas moins de 150.000 soldats à la frontière avec l’Ukraine avant d’entamer son invasion à la fin février. Depuis le début de la guerre, elle a tiré plus de 480 missiles, a déclaré le fonctionnaire de la Défense américaine. Plus de 230 d’entre eux ont été tirés en Ukraine, 160 depuis la Russie et 70 depuis le Bélarus. Dix missiles ont également été lancés depuis la mer Noire.

20h02 > Le Royaume-Uni sanctionne les oligarques russes Alisher Usmanov et Igor Chouvalov

19h42 > La KU Leuven crée un fonds d’urgence pour les étudiants et chercheurs ukrainiens

La KU Leuven a mis en place un fonds d’urgence destiné à loger les étudiants ukrainiens et employer les chercheurs en provenance du pays, a-t-elle indiqué jeudi.

« Le monde a été solidaire avec nous lorsque notre université tombait en ruines », rappelle le recteur Luc Sels. « J’appelle maintenant tout le monde à faire preuve de la même solidarité avec les universités, académiciens et étudiants ukrainiens qui en ont besoin ». »

L’établissement prévoit un montant de départ de 150.000 euros et invite tout le monde, membre ou non, à contribuer via son site web. « Ce montant de départ est uniquement destiné à couvrir les premiers besoins. Nous fournirons un complément aux contributions externes. Le montant total sera donc bien plus élevé », précise le recteur.

Cet argent sera utilisé pour loger les chercheurs et les étudiants. L’université veut également donner aux scientifiques ukrainiens la possibilité de poursuivre leurs travaux et employer immédiatement des Ukrainiens par le biais de postes vacants.

Les premiers contacts avec des chercheurs et des étudiants ont été établis, et les premières personnes provenant de Kiev et de Kharkov sont en route pour la Belgique. Quelques sportifs particulièrement liés à la ville de Louvain sont également en route.

19h32 > La reine Elizabeth II a fait un « généreux don » à des associations humanitaires

La reine Elizabeth II a fait un « généreux don » à une coalition d’associations humanitaires, répondant à un appel lancé pour aider les réfugiés fuyant l’Ukraine après l’invasion du pays par la Russie, a indiqué jeudi le comité d’urgence des catastrophes (Disasters Emergency Committee, DEC).

Ce comité, qui regroupe 15 associations dont la Croix-Rouge britannique, Oxfam et Save the childen, a lancé sur Twitter un « grand merci à sa Majesté la reine pour continuer à soutenir le Comité d’urgence des catastrophes et pour avoir fait un don généreux à l’appel humanitaire du DEC pour l’Ukraine ».

Le montant de cette donation n’a pas été précisé.

Les associations regroupées dans le DEC agissent en Ukraine et dans les pays voisins pour venir en aide aux réfugiés et personnes déplacées. Le conflit, le pire depuis des décennies en Europe, a déjà poussé plus d’un million d’Ukrainiens à l’exode, selon l’ONU.

Après avoir annulé des engagements la semaine dernière car souffrant du Covid-19, la reine de 95 ans se porte « beaucoup mieux », a dit son fils Charles mardi. Elle a tenu deux audiences avec des diplomates par visioconférence jeudi, après avoir conduit deux entretiens similaires mardi depuis le château de Windsor, où elle réside.

Bien que la famille royale observe une stricte neutralité politique, plusieurs de ses membres sont récemment sortis de leur réserve habituelle pour exprimer leur solidarité avec l’Ukraine après l’invasion de la Russie.

Le prince Charles, héritier de la couronne britannique, a qualifié mardi cette invasion d’attaque « contre la liberté », se disant « solidaire de tous ceux qui résistent à des agressions brutales ».

Samedi, son fils aîné William et son épouse Kate avaient déclaré sur Twitter qu’ils soutenaient « le président et tous les Ukrainiens alors qu’ils se battent courageusement pour l’avenir » de leur pays.

Le prince Harry et sa femme Meghan avaient eux aussi exprimé leur soutien aux Ukrainiens dans un message publié depuis les Etats-Unis, où vit le couple depuis qu’il s’est mis en retrait de la famille royale.

« Nous nous tenons aux côtés de l’Ukraine », avaient-ils écrit sur le site de leur organisation caritative, qualifiant l’invasion russe « d’infraction au droit international et humanitaire ».

19h08 > Le blé et le maïs européens volent de record en record

Le blé meunier et le maïs ont connu une nouvelle flambée des cours, jeudi, sur le marché européen, clôturant respectivement à 381,75 euros et 379 euros, alors que la guerre en Ukraine se poursuit, provoquant l’inquiétude sur l’offre en grains.

Le blé et le maïs ont chacun connu un bond de plus de vingt euros sur la séance, alors que l’Ukraine ne peut plus exporter les nombreux grains qui restent dans ses silos.

18h47 > L’Ukraine et la Russie s’accordent sur des « couloirs humanitaires » pour l’évacuation des civils

L’Ukraine et la Russie ont convenu jeudi, à l’issue d’une deuxième session de pourparlers, d’organiser des « couloirs humanitaires » pour l’évacuation des civils des zones de combats, a annoncé un conseiller de la présidence ukrainienne.

« La deuxième session de négociations est terminée. Malheureusement, il n’y a pas encore les résultats escomptés pour l’Ukraine. Il n’y a qu’une solution pour organiser des couloirs humanitaires », a écrit sur Twitter Mikhaïlo Podoliak, un membre de la délégation ukrainienne.

18h43 > La Pologne a déjà accueilli plus de 600.000 réfugiés ukrainiens

La Pologne a déjà accueilli 604.000 réfugiés ukrainiens depuis l’invasion de l’Ukraine par les forces russes, ont indiqué jeudi les garde-frontières polonais.

Sur la seule matinée de jeudi, 56.400 personnes en provenance d’Ukraine ont franchi la frontière avec la Pologne.

La grande majorité des réfugiés ont la nationalité ukrainienne, tandis que d’autres sont Ouzbèkes, Bélarusses, Indiens, Nigérians, Marocains et Afghans.

Selon l’ONU, plus d’un million de personnes ont fui l’Ukraine ces derniers jours, principalement en direction de la Pologne, mais aussi vers la Slovaquie, la Hongrie et la Roumanie.

18h35 > La coopération internationale en matière pénale avec la Russie suspendue

Le Collège des procureurs généraux a pris la décision de suspendre la coopération judiciaire pénale avec la Russie, en ce compris les extraditions de ressortissants russes vers ce pays, annonce-t-il jeudi dans un communiqué.

« L’accord de coopération entre le parquet fédéral et le parquet général de la Fédération de Russie du 29 octobre 2013 est également suspendu. »

18h20 > L’OSCE va enquêter sur les violations commises par la Russie

L’OSCE va mettre en place une mission d’experts indépendants pour enquêter sur les violations du droit international perpétrées par la Russie depuis qu’elle a envahi l’Ukraine, a annoncé jeudi la délégation canadienne au nom de 45 États membres.

Un rapport devra être finalisé « de préférence dans les trois semaines » pour établir « d’éventuels cas de crime de guerre » et « les présenter aux tribunaux compétents », selon le communiqué de l’Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe.

Cette mission menée en accord avec Kiev doit aussi documenter les preuves de la violation par la Russie de ses engagements en matière de droit international.

Elle a été réclamée dans le cadre d’un mécanisme dit « de Moscou » par 45 pays représentés par Ottawa parmi les 57 États membres, dont ceux de l’Union européenne (UE), la Grande-Bretagne, les États-Unis, la Géorgie, la Moldavie, la Serbie, la Suisse et la Turquie.

18h14 > 33 morts dans la frappe russe sur la ville de Tcherniguiv

Trente-trois personnes ont été tuées dans une frappe russe sur deux écoles et des habitations de la ville ukrainienne de Tcherniguiv (nord), a annoncé jeudi le service des secours dans un nouveau bilan.

Des images du service des situations d’urgence montrent de la fumée s’élevant d’un immeuble résidentiel en ruines, des débris jonchant le sol et des sauveteurs transportant des corps.

« L’aviation russe a attaqué deux écoles du quartier de Stara Podsoudovka, les sauveteurs travaillent », avait écrit plus tôt le gouverneur de la région éponyme, Viatcheslav Tchaous, sur son compte Telegram.

Jointe par l’AFP, la maire adjointe de la ville, Regina Gousak, a confirmé que Tcherniguiv avait été visée par un « bombardement » russe.

Une vidéo et des photos publiées par M. Tchaous montrent notamment les fenêtres brisées d’un bâtiment à deux étages, partiellement détruit et des secouristes s’affairant au milieu des décombres.

Ces frappes interviennent alors qu’un deuxième round de pourparlers entre Kiev et Moscou a débuté jeudi sur la frontière polono-bélarusse.

Située à 120 km au nord-est de Kiev, Tcherniguiv avait déjà été l’objet d’une attaque des troupes russes le 25 février, au lendemain du début de l’invasion par Moscou de l’Ukraine.

Tcherniguiv se trouve sur l’une des principales routes menant à la capitale Kiev, dans le viseur des troupes russes.

Environ 280.000 habitants vivent dans cette ville, l’une des plus anciennes d’Ukraine, réputée pour ses nombreuses églises orthodoxes.

La Russie a assuré ne pas viser d’infrastructures ou quartiers d’habitations civiles. L’Ukraine affirme de son côté qu’au moins 350 civils ont été tués depuis le début de l’invasion russe.

18h06 > L’opération militaire en Ukraine « se déroule selon le plan », déclare Poutine

Le président russe Vladimir Poutine a assuré jeudi que l’opération militaire en Ukraine se déroulait « selon le plan », martelant y combattre des « néonazis » pour sauver Russes et Ukrainiens, qui ne sont selon lui « qu’un seul peuple ».

« L’opération militaire spéciale se déroule strictement selon le calendrier, selon le plan », a déclaré M. Poutine à la télévision russe, au huitième jour de l’invasion de l’Ukraine et lors d’une réunion de son conseil de sécurité.

17h51 > La Russie met en garde les combattants étrangers qui voudraient rejoindre l’Ukraine

La Russie a mis en garde les étrangers qui voudraient venir aider l’armée ukrainienne des conséquences de ce choix. Le porte-parole du ministère russe de la Défense, Igor Konachenkov, a déclaré qu’ils seraient poursuivis s’ils étaient capturés.

« Je voudrais souligner officiellement que les mercenaires envoyés par l’Occident pour aider le régime ukrainien n’auront pas droit au statut de prisonnier de guerre », a-t-il déclaré, selon l’agence de presse Interfax.

Igor Konachenkov a ajouté que quiconque penserait à venir en aide à l’Ukraine « devrait y réfléchir à sept fois ». La Russie « les poursuivrait s’ils étaient capturés ».

Le président ukrainien Volodimir Zelensky a appelé les étrangers à venir aider l’armée ukrainienne qui lutte contre la Russie. Jeudi, il estimait que 16.000 étrangers étaient en route pour porter secours aux Ukrainiens. Les premiers d’entre eux seraient déjà arrivés, selon Zelensky.

17h40 > La Moldavie a officiellement déposé sa candidature à l’UE

La Moldavie a officiellement déposé jeudi sa candidature pour intégrer l’Union européenne, a annoncé la présidente de ce pays voisin de l’Ukraine, une semaine après le début de l’invasion russe.

« Nous signons aujourd’hui la demande d’adhésion à l’UE », a déclaré devant la presse Maia Sandu. « Certaines décisions doivent être prises de manière prompte et déterminée ».

17h35 > 22 morts dans la frappe russe sur la ville de Tcherniguiv

22 morts ont été comptabilisé après une frappe russe sur la ville de Tcherniguiv, selon un dernier bilan des autorités.

17h21 > Washington va imposer de nouvelles sanctions contre des oligarques russes

Le gouvernement américain va imposer jeudi de nouvelles sanctions à des oligarques russes dans le cadre de la riposte occidentale contre l’invasion de l’Ukraine par Moscou, incluant une interdiction d’entrer aux États-Unis, a affirmé à l’AFP une source proche du dossier.

Washington avait déjà sanctionné la semaine dernière des hommes d’affaires russes, des proches du Kremlin et jusqu’au président russe Vladimir Poutine lui-même, gelant leurs éventuels avoirs aux États-Unis. Mais l’Union européenne avait ajouté dès lundi davantage d’oligarques sur sa propre liste noire.

Les nouvelles sanctions américaines attendues jeudi vont permettre aux États-Unis de s’aligner sur la liste européenne, et inclure une interdiction d’entrée sur le sol américain et des mesures pour empêcher les oligarques de transférer leurs avoirs aux membres de leur famille, selon cette source qui confirme une information de l’agence Bloomberg.

17h19 > Foot : la fédération russe va saisir le TAS pour être réintégrée au Mondial

La fédération russe de football va faire appel devant le Tribunal arbitral du sport (TAS) de Lausanne de son exclusion du Mondial-2022 et de toutes les compétitions internationales, a-t-elle annoncé dans un communiqué jeudi.

La Russie devait affronter la Pologne le 24 mars en barrages du Mondial. Mais le 28 février, la Fifa et l’UEFA l’ont exclue de toutes ses compétitions, en réaction à l’invasion de l’Ukraine.

17h00 > Zelensky veut parler à Poutine, « seul moyen d’arrêter la guerre »

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a dit jeudi vouloir négocier directement avec son homologue russe Vladimir Poutine, le « seul moyen d’arrêter la guerre » entre Kiev et Moscou.

« Je dois parler à Poutine (…) car c’est le seul moyen d’arrêter cette guerre », a déclaré M. Zelensky lors d’une conférence de presse, se disant « ouvert » et « prêt à aborder toutes les questions » avec M. Poutine.

16h45 > Accord des 27 pour accorder une « protection temporaire » aux réfugiés

Les ministres européens de l’Intérieur, réunis jeudi à Bruxelles, se sont mis d’accord pour accorder une « protection temporaire » dans l’UE aux réfugiés « fuyant la guerre » en Ukraine, ont annoncé le ministre français Gérald Darmanin et la commissaire européenne Ylva Johansson.

Ils n’ont pas précisé immédiatement si la mesure s’appliquerait également aux réfugiés fuyant l’Ukraine mais n’ayant pas la nationalité ukrainienne, une question qui divise les États membres, certains --Pologne, Slovaquie, Hongrie ou encore Autriche-- y étant opposés.

16h38 > Si l’Ukraine tombe, la Russie s’en prendra aux pays baltes et à l’Europe de l’Est, dit Zelensky

Le président ukrainien a appelé jeudi les Occidentaux à accroître leur soutien, martelant que si son pays était défait par la Russie, elle s’attaquerait au reste de l’Europe de l’Est, à commencer par les pays baltes, pour arriver « jusqu’au mur de Berlin ».

« Si nous disparaissons, que Dieu nous protège, ensuite ce sera la Lettonie, la Lituanie, l’Estonie etc. Jusqu’au mur de Berlin, croyez-moi », a dit Volodymyr Zelensky à la presse, appelant les Occidentaux à « fermer le ciel » ukrainien aux avions russes ou à lui donner des avions.

16h30 > Live Nation suspend l’organisation de concerts en Russie

Live Nation, l’une des plus importantes boîtes d’organisation de concerts et de promotion de spectacles à travers le monde, a annoncé jeudi suspendre les concerts en Russie. La société, basée en Californie, « condamne l’invasion russe en Ukraine », a-t-elle indiqué.

Plusieurs groupes et artistes avaient déjà pris la décision d’annuler leurs concerts en Russie. C’est le cas notamment de Placebo, Biffy Clyro, The Killers, Green Day et Nick Cave.

Live Nation dit soutenir « tous les artistes qui élèvent leur voix pour promouvoir la paix ».

16h10 > Neuf morts dans une frappe russe sur la ville ukrainienne de Tcherniguiv

Neuf personnes ont été tuées dans une frappe russe sur deux écoles et des habitations de la ville ukrainienne de Tcherniguiv (nord), a annoncé jeudi le gouverneur de la région éponyme.

« L’aviation russe a attaqué deux écoles du quartier de Stara Podsoudovka, les sauveteurs travaillent. Selon les services d’urgence, un bilan préliminaire fait état de neuf morts et quatre blessés », a écrit le gouverneur Viatcheslav Tchaous sur son compte Telegram, publiant des photos et une vidéo de bâtiments en ruine.

16h06 > La chaîne de télévision russe d’opposition Dojd annonce suspendre son travail

La chaîne de télévision russe d’opposition Dojd a annoncé jeudi suspendre son travail, après avoir été bloquée par le régulateur russe qui lui reproche sa manière de couvrir l’invasion de l’Ukraine par les troupes de Moscou.

« Nous avons besoin de forces, pour respirer un peu et comprendre comment continuer à travailler. Nous espérons vraiment que nous reviendrons à l’antenne et continuerons à travailler », a indiqué la directrice de la chaîne Natalia Sindeïeva, citée sur le compte Telegram de Dojd.

15H59 > Début des pourparlers Russie-Ukraine à la frontière bélarusso-polonaise

Les pourparlers entre la Russie et l’Ukraine à la frontière entre le Bélarus et la Pologne ont débuté, au huitième jour de l’invasion russe, a annoncé jeudi le conseiller de la présidence ukrainienne Mikhaïlo Podoliak.

« Nous commençons à discuter avec les représentants russes. Les points clés à l’agenda sont un cessez-le-feu immédiat, un armistice et des couloirs humanitaires pour l’évacuation des civils des villes et villages détruits ou constamment bombardés », a dit M. Podoliak sur Twitter, publiant une photo des membres des deux délégations à la table des négociations.

15H48 > Le Canada impose des droits d’importation de 35 % pour les produits russes et bélarusses

Le Canada va révoquer le statut commercial spécial de la Russie et du Bélarus et donc imposer des droits d’importation de 35 % sur les produits des deux pays, a annoncé jeudi la vice-Première ministre Chrystia Freeland.

« La Russie et la Biélorussie ne bénéficieront plus des avantages, en particulier des tarifs douaniers bas, que le Canada offre aux autres pays membres de l’Organisation mondiale du commerce », a-t-elle expliqué lors d’une conférence de presse ajoutant que jusqu’ici seule la Corée du Nord était soumise à ce régime.

15H38 > « Nous ne faisons pas de politique », dit la compagnie pétrolière russe Lukoil

La compagnie pétrolière Lukoil, qui possède environ 180 stations services en Belique, n’a pas souhaité faire de commentaire sur la guerre en Ukraine. Une porte-parole du groupe a indiqué à l’agence de presse néerlandaise ANP que Lukoil était une entreprise indépendante et n’avait rien à voir avec l’invasion russe en Ukraine.

Lukoil possède environ 260 stations-service dans le Benelux, dont plus de 180 en Belgique. Selon la porte-parole, il arrive que des clients fassent des remarques sur la guerre en Ukraine au personnel des stations-service Lukoil, car la société est russe. Elle raconte que les gérants et le personnel des stations-service tentent alors de leur expliquer que Lukoil ne fait pas de politique. « Nous essayons simplement de fournir le meilleur service possible. »

Lukoil compte environ un millier d’employés dans le Benelux. La société est entrée sur le marché belge en 2007, avec l’acquisition de 157 stations Jet. Lukoil est la plus grande compagnie pétrolière de Russie après Rosneft.

15H29 > La chaîne de télévision russe d’opposition Dojd annonce suspendre son travail

La chaîne de télévision russe d’opposition Dojd a annoncé jeudi suspendre son travail, après avoir été bloquée par le régulateur russe qui lui reproche sa manière de couvrir l’invasion de l’Ukraine par les troupes de Moscou.

« Nous avons besoin de forces, pour respirer un peu et comprendre comment continuer à travailler. Nous espérons vraiment que nous reviendrons à l’antenne et continuerons à travailler », a indiqué la directrice de la chaîne Natalia Sindeïeva, citée sur le compte Telegram de Dojd.

15H28 > Deux lions provenant de Kiev, Tsar et Jamil, attendus dans le Limbourg, selon M. Clarinval

L’Agence fédérale pour la Sécurité de la Chaîne alimentaire (Afsca) et le ministre fédéral de l’Agriculture, David Clarinval, ont accordé jeudi un permis d’importation pour deux lions ukrainiens qui ont dû être évacués en urgence d’un refuge pour animaux situé à Kiev, la capitale ukrainienne, a annoncé le cabinet du ministre.

Face à l’offensive des troupes russes en territoire ukrainien, plusieurs animaux ont pu être transportés de Kiev jusqu’à la frontière polonaise. L’association belge de défense des animaux Natuurhulpcentrum a tout mis en œuvre pour accueillir deux félidés en provenance de ce refuge, Tsar et Jamil.

« L’Afsca a donné aujourd’hui (jeudi) son feu vert à l’importation des deux lions ukrainiens. Cette approbation rapide fait suite à la situation exceptionnelle et extrêmement dangereuse en Ukraine », a souligné M. Clarinval (MR) dans un communiqué.

Avant d’être hébergés au Natuurhulpcentrum à Oudsbergen (province de Limbourg), Tsar et Jamil doivent répondre à trois conditions : ils doivent d’abord être accompagnés de leurs passeports individuels avec les détails d’identification et de vaccination, ils ont ensuite été vaccinés contre la rage à temps pour être transportés en Belgique et ils sont enfin soumis à un contrôle vétérinaire à l’importation au poste de contrôle frontalier à la frontière de l’Union européenne.

À leur arrivée au Natuurhulpcentrum, les lions seront placés en quarantaine pendant trois mois et un contrôle vétérinaire sera également effectué, au cours duquel un échantillon de sang sera prélevé pour un test de détection des anticorps contre la rage. Pendant cette quarantaine, les lions seront suivis par l’unité locale de contrôle de l’Afsca pour les provinces de Brabant flamand et de Limbourg.

« En début de semaine, une demande de permis d’importation a été introduite auprès de l’Afsca pour les lions Tsar et Jamil, qui résidaient au centre Wild Animal Rescue à Kiev. Je suis donc heureux d’annoncer que ces lions seront autorisés à entrer sur le territoire belge assez rapidement, compte tenu de la situation exceptionnelle », a souligné M. Clarinval, cité par le communiqué.

15H16 > L’UE prudente face aux volontés d’adhésion de l’Ukraine, de la Géorgie et de la Moldavie

Le Conseil (États membres) s’attend à recevoir dans les prochains jours des demandes de la Géorgie et de la Moldavie d’être reconnues candidates à l’adhésion à l’UE, a indiqué jeudi matin une source européenne. Ces pays ne sont actuellement considérés ni comme candidats ni comme candidats potentiels à l’adhésion à l’Union.

Cette nouvelle arrive après les demandes répétées du président ukrainien Volodymyr Zelensky ces derniers jours d’une adhésion rapide de son pays au bloc européen, face à l’invasion russe.

Interrogée jeudi en conférence de presse au sujet des trois pays, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen ne s’est pas prononcée en faveur d’une procédure accélérée, qui d’ailleurs n’est pas prévue par les traités. Elle a cependant répété que selon elle les citoyens ukrainiens, « qui défendent nos valeurs, avec leurs vies, appartiennent à la famille européenne ». Rappelant que l’UE et l’Ukraine ont déjà une collaboration poussée via un accord d’association, elle a assuré de son intention de poursuivre les rapprochements.

La lettre envoyée par le président Zelensky « a enclenché un processus, et cela sera discuté avec les États membres », mais « dans l’immédiat notre priorité est d’arrêter cette guerre », a-t-elle ajouté.

Le chef de la diplomatie de l’UE, Josep Borrell, a porté un message similaire en Moldavie, où il était en visite jeudi : « nous croyons fortement au fait que la Moldavie appartient à la famille européenne », a souligné l’Espagnol en conférence de presse, aux côtés de la présidente Maia Sandu. « Nous continuerons de coopérer intensément sur base de notre accord d’association ».

Selon une source européenne, une hypothétique procédure accélérée (« fast track ») serait une question à discuter entre chefs d’État et de gouvernement des 27. Ces derniers se retrouvent jeudi 10 mars prochain à Paris en sommet informel.

« Certains États membres sont plutôt prudents, d’autres veulent qu’on accélère (…) Ce qui se passe en Ukraine va cependant créer de nouveaux paramètres, je pense », a indiqué ce responsable. Fondamentalement, la politique d’élargissement est cependant vue de manière différente à travers l’UE. « Dans les États à l’est, l’élargissement est vu comme une manière de stabiliser les pays voisins. A l’ouest, on voit ça plutôt comme une manière d’intégrer une famille, une communauté de valeurs, ce qui nécessite d’importantes réformes ».

Hors de la question des délais, la question de l’Ukraine est en tout cas délicate, « vu qu’il s’agit ici d’un pays en guerre, et avec une partie occupée ».

Mardi, le Premier ministre belge Alexander De Croo avait souligné que l’adhésion d’un pays à l’Union européenne était un processus long et exigeant en termes de réformes attendues. Mais il avait ajouté que la main tendue par l’Ukraine pourrait être saisie via « une autre forme de partenariat » qui permette d’y répondre rapidement.

15H15 > La Géorgie a officiellement déposé sa candidature pour intégrer l’UE

La Géorgie a officiellement déposé jeudi sa candidature pour intégrer l’Union européenne, a annoncé le Premier ministre de ce pays du Caucase, après que l’Ukraine a demandé son intégration à l’UE face à l’invasion russe.

« Nous déposons une candidature pour une adhésion à l’UE », a indiqué Irakli Garibachvili dans un communiqué après avoir signé la lettre en ce sens. « La Géorgie est un Etat européen et continue d’apporter une contribution précieuse à sa protection et à son développement », a-t-il ajouté.

15H10 > Macron pense que « le pire est à venir »

Emmanuel Macron pense que « le pire est à venir » en Ukraine après son échange avec Vladimir Poutine, qui a fait part de « sa très grande détermination » à poursuivre son offensive, dont le but est « de prendre le contrôle » de tout le pays, selon l’Elysée.

Lors d’une discussion téléphonique de 1h30 à sa demande, le président russe a affirmé à son homologue français que l’opération de l’armée russe se développait « selon le plan » prévu par Moscou et qu’elle allait « s’aggraver » si les Ukrainiens n’acceptaient pas ses conditions, a indiqué la présidence. « L’anticipation du président (Macron) est que le pire est a venir compte tenu de ce que lui a dit le président Poutine », selon l’Elysée.

La première partie de notre direct est à retrouver ICI.

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