Broyeur d’Engis: des ados riverains recrutés pour évaluer les risques sur la santé

Pour déterminer l’impact du broyeur sur la santé des riverains.
Pour déterminer l’impact du broyeur sur la santé des riverains. - K.F.

La technique du biomonitoring (biopro)consiste à donner une idée de l’exposition globale aux polluants, en dosant ce qui est présent dans le corps, à travers le sang, l’urine ou les cheveux. Il comporte plusieurs phases : informer et recruter les citoyens, collecter les échantillons biologiques et soumettre un questionnaire, effectuer les analyses en laboratoires puis rédiger et communiquer les rapports vers les participants et tous les citoyens.

Après la phase préparatoire, le projet est sur les rails. Depuis décembre, l’ISSeP (Institut Scientifique de Service public) travaille avec les communes directement concernées par ces sites. Des réunions de travail pour mettre en place l’information des citoyens, le recrutement des participants et l’organisation des séances de prélèvements ont déjà eu lieu.

Actuellement, il s’agit de recruter 500 adolescents, entre 12 et 19 ans, vivant autour d’un des 7 broyeurs à métaux wallons, depuis 5 ans minimum. Autour des sites de Beez, Aubange, Engis et Marchienne-au-Pont, l’ISSeP recherche 50 adolescents volontaires pour participer à cette étude en Environnement-Santé. Autour des sites de Châtelet, Courcelles et Obourg, c’est 100 ados que l’on souhaite mobiliser.

Chez chacun d’eux, des échantillons de sang et d’urine seront prélevés. Chaque adolescent, avec l’aide de ses parents, complétera aussi un questionnaire sur ses habitudes alimentaires, sa maison, son environnement…

Sac d’aspirateur

Le projet Biopro va également évaluer la qualité environnementale des poussières intérieures des habitations autour des broyeurs. L’ISSeP va donc également proposer aux participants du biomonitoring et à tous les citoyens habitant la zone d’étude, de fournir leur sac d’aspirateur ou le contenu du bac.

Une analyse unique des poussières domestiques sera faite par secteur. Le but est de déterminer si les concentrations en polluants varient d’un secteur à l’autre et également par rapport aux zones non riveraines pour lesquelles des échantillons seront également collectés. Plus l’ISSeP collectera de « sacs » d’aspirateur au sein de chaque secteur, meilleure sera la représentativité des résultats.

Courrier dans les boîtes

Dans les prochaines semaines, les riverains résidant dans la zone d’étude autour d’un des 7 broyeurs wallons, dont Engis, vont recevoir dans leurs boîtes aux lettres un courrier d’information pour les inviter à participer au projet Biopro. Cette invitation à participer concerne les adolescents pour le volet ‘Biomonintoring’ et tous les citoyens riverains pour le volet ‘Poussières intérieures’.

La campagne de recrutement/prélèvement est organisée jusqu’en juillet 2022.

Les résultats finaux du projet sont attendus à la fin de l’été 2023. La participation des citoyens est une des clés de réussite du projet. Tout comme le rôle des parents est important pour donner envie à leurs ados d’en prendre connaissance voire de s’y impliquer.

Ce projet est, notamment, réalisé en partenariat avec les laboratoires du Service hospitalo-universitaire de Toxicologie clinique, médico-légale, de l'environnement et en entreprise du CHU-Liège et du Louvain Centre for Toxicology and Applied Pharmacology (LTAP) de l'Université Catholique de Louvain (UCLouvain), les Cliniques Universitaires Saint-Luc et Sciensano.

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