Déjà condamné pour un braquage à Tamines, il est à nouveau devant le tribunal

Trois prévenus sont devant le tribunal.
Trois prévenus sont devant le tribunal. - V.R./PHOTO PRETEXTE

Le ministère public a requis ce mercredi devant la 6e chambre du tribunal correctionnel de Charleroi des peines de minimum 8, 10 et 15 ans de prison contre respectivement Alessio C., Ali A. et Salvatore R. Les trois prévenus sont poursuivis pour plusieurs braquages commis en 2016 et 2017 et pour une association de malfaiteurs. Salvatore R. reconnaît uniquement l’agression du gérant d’un bar à son domicile. Les deux autres prévenus contestent l’ensemble des préventions.

Les trois prévenus sont suspectés d’avoir, dans le cadre d’une association de malfaiteurs, commis plusieurs braquages à main armée visant principalement des bijouteries en 2016 et 2017.

Le 29 mars 2016, la bijouterie Samaris à Perwez (province du Brabant Wallon) a été la cible de voleurs. « Les auteurs ont attaqué le commerce au matin. Ils se sont fait ouvrir le coffre et se sont emparés de lingots en argent pour un total de 43.000 euros. Ils ont ensuite pris la fuite avec la Mini Cooper du patron après l’avoir enfermé, ainsi que son employée, dans les toilettes », a précisé le ministère public. Le 16 avril 2016, un second braquage similaire a été commis dans une bijouterie à Ninove (province de Flandre orientale). Le butin a été évalué à plus de 285.000 euros.

Le 27 octobre 2016, Salvatore R. conteste avoir commis un tiger-kidnapping au domicile d’une employée d’une bijouterie de La Louvière (province de Hainaut). Ce dernier nie également avoir commis une tentative de vol avec violence dans une bijouterie à Gerpinnes (province de Hainaut).

Le quinquagénaire reconnaît, par contre, l’agression au domicile du gérant d’un bar situé à Charleroi. « Avec un complice, on l’a menacé et il s’est jeté à terre. On lui a ligoté les mains avant de partir avec la recette », a confirmé Salvatore R.

Alessio C., le second prévenu, conteste avoir participé aux deux derniers faits. Ali A., le plus jeune des prévenus et actuellement détenu à Andenne, nie l’ensemble des préventions. « Il faut arrêter de me coller des faits que je n’ai pas commis. Je ne connais même pas les deux autres prévenus. »

Jusqu’à 15 ans requis

Selon le ministère public, Salvatore R. et Alessio C. se donnaient des rendez-vous. « Il y a eu des écoutes dans le véhicule du premier cité. On l’entend donner des détails sur certains des faits commis et il parle aussi d’un certain « Alex ». Or, ce surnom est le surnom utilisé par le second prévenu dans le milieu. Il a même dit qu’il avait partagé le butin de l’agression du gérant du bar chez ce dernier. Ils se sont donné des rendez-vous via des SMS échangés par les compagnes. »

Une peine de minimum 15 ans de prison est requise par le substitut Verbrigghe contre Salvatore R., connu de la justice depuis 1992 pour des faits similaires. Une peine de minimum 8 ans de prison est sollicitée contre Alessio C., connu pour diverses condamnations depuis 1999 et qui avait fait l’objet d’une libération conditionnelle en juillet 2016. Une peine de minimum 10 ans de prison est requise contre Ali A., déjà condamné à 15 ans de prison pour un braquage commis à Tamines (province de Namur).

Me Somers, à la défense de Salvatore R., a plaidé la clémence du tribunal correctionnel. Les avocats des deux autres prévenus ont plaidé un acquittement. Jugement attendu le 25 mai prochain.

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