Les Gantois avant la finale de Coupe: «Un match important pour tout le club»

Les Gantois avant la finale de Coupe: «Un match important pour tout le club»
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Venu à l’interview une bonne heure après Vincent Kompany, alors que Paris-Roubaix était entré dans sa phase décisive, Hein Vanhaezebrouck est apparu détendu et souriant comme toujours, dimanche, s’étonnant presque qu’un collègue lui pose la question des qualités ou défauts de la nouvelle balle Kipsta. « Bah, c’est une balle, hein. Elle est ronde, s’est-il amusé. En championnat, on joue souvent avec des Select, parfois avec des Nike ou des Adidas. Et le ballon est encore différent en Coupe d’Europe. Peu importe, finalement. »

Le matin, lors de la séance qu’il avait dispensée au centre d’entraînement d’Oostakker, le coach gantois était heureux de compter sur un groupe quasiment au complet, renforcé par les présences du solide défenseur central Joseph Okumu ainsi que de son capitaine Vadis Odjidja, présent à ses côtés. « Ils étaient là, c’est donc qu’ils vont mieux, a-t-il expliqué avec un large sourire. Après, il y a encore un jour jusqu’à la finale et ce n’est que demain qu’on y verra plus clair, qu’on verra s’ils sont réellement prêt pour un match de cette importance. Parce que ceux qui affirment qu’une finale est un mach comme un autre ne savent certainement pas de quoi ils parlent. Une finale, c’est toujours un moment particulier, où l’intérêt est multiplié par deux ou par trois par rapport à un match classique aussi important soit-il. »

Confronté à l’avantage que pourrait conférer l’expérience gantoise, Hein Vanhaezebrouck a rapidement botté en touche. « On a des joueurs d’expérience, c’est clair mais cela ne fait pas tout. Cela dépend de la personnalité de chacun. Il y a des joueurs assez jeunes qui savent parfaitement gérer la pression qui entoure un match-clé – et on en a joué pas mal cette saison – et d’autres plus expérimentés, qui sont toujours nerveux et rencontrent toujours des difficultés à se sublimer dans ce genre de moments. J’ai entendu que Gert Verheyen avait expliqué que c’est seulement à sa 7e finale qu’il s’était libéré. Or il n’y a pas beaucoup de joueurs qui disputent autant de finales… »

Lundi, les Gantois retrouveront cette formation d’Anderlecht qu’ils avaient battue il y a un mois mais à qui elle a dû céder par la suite sa place en Champions Playoffs. Cette victoire pas vraiment méritée, ou la déception qui avait suivi le partage face au Cercle pourraient-ils voir une influence sur la finale de lundi ? « Je pense que cela ne changera rien. A l’époque, c’était notre 8e match en 24 jours. On savait qu’on allait avoir des problèmes de fatigue, ce qui s’est avéré exact après le repos. Malgré tout, on a tenu le coup, ou plutôt survécu et on a même fini par marquer pour s’imposer. Ici, on sera beaucoup plus frais parce qu’on a eu le temps de se préparer calmement, de se focaliser sur ce match en particulier, qui survint dans un autre contexte. »

Vadis Odjidja, rétabli et motivé comme jamais

Présent à l’entraînement de dimanche matin, Vadis Odjidja pourrait bien tenir sa place malgré une blessure au genou qui avait hypothéqué sa finale. « Je me suis entraîné et on verra bien ce qui adviendra, glissait le capitaine des Buffalos, qui était déjà de la finale de 2019 perdue face à Malines. C’était il y a trois ans et pourtant, de cette finale, il ne reste que moi. Le contexte est évidemment différent même si j’aimerais évidemment la remporter, cette Coupe. En championnat, on avait battu Anderlecht il y a un mois mais comme l’a dit le coach, le contexte est différent, toujours particulier. Depuis lors, on a perdu deux unités face au Cercle, de notre faute, ce qui nous a privés des Champions Playoffs malgré le succès acquis à Louvain. Du coup, cette finale prend encore plus d’importance pour les joueurs les supporters la direction et tous ceux qui sont liés de près ou de loin à Gand… »

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