Jusqu’à 6 ans de prison dans un dossier de prostitution colombienne

Un réseau de prostitution.
Un réseau de prostitution. - Frederic Pauwels/HUMA

Vingt-et-une personnes étaient prévenues pour avoir formé une organisation ayant mis en place un vaste réseau de prostitution à Bruxelles, en faisant venir des femmes de Colombie mais aussi du Brésil, dont elles exploitaient la débauche ensuite.

Le tribunal a acquitté trois prévenus et a accordé la suspension du prononcé de la condamnation à quatre autres. Pour les quatorze suivants, le tribunal a prononcé une peine de travail, des peines de prison entre 20 mois et 6 ans, certaines assorties d’un sursis, et des amendes pénales entre 8.000 et 96.000 euros, certaines assorties d’un sursis également.

En particulier, la maquerelle à la tête de l’organisation, reconnue comme dirigeante par le tribunal, a écopé d’une peine de 5 ans de prison avec sursis et d’une amende de 96.000 euros avec sursis. Elle avait mis à disposition plusieurs appartements, destinés à la prostitution, et «réalisé un profit anormal», selon la juge. Elle disposait aussi de comptes bancaires à l’étranger.

Selon l’enquête, une organisation criminelle a fait venir en Belgique, entre 2019 et 2021, des femmes de Colombie mais aussi du Brésil dans le but de les contraindre à se prostituer dans divers appartements à Bruxelles, et d’empocher ensuite la plupart de leurs gains.

Les membres de l’organisation avaient chacun leur rôle. Les uns étaient chargés de trouver des papiers pour les victimes, d’autres devaient aller les chercher dans leur pays et les accompagner jusqu’en Belgique. D’autres encore s’occupaient de gérer les appartements dans lesquels étaient logées les victimes et où elles se prostituaient. Les dirigeants réclamaient de force aux victimes environ la moitié de leurs gains. L’argent était ensuite blanchi au moyen d’investissements, notamment via une société de construction appartenant à l’un des prévenus.

C’est en novembre 2019 que l’enquête a débuté, après que des policiers ont soupçonné l’existence de ce réseau en contrôlant plusieurs prostituées colombiennes. Des observations policières et une enquête de téléphonie ont alors été mises en place en mai 2020, en vue de remonter la piste jusqu’aux dirigeants du réseau. Les premiers suspects ont été interpellés en avril 2021.

Les investigations durant ces deux années ont notamment permis la découverte d’une somme litigieuse de 42.000 euros, déposée sur un compte bancaire allemand par l’un des suspects.

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